Présentation

La CIT c’est quoi?

En bref

Coopération, car c’est un réseau qui met en pratique l’autogestion économique et politique par la coopération des personnes et groupes impliquées sans perte d’autonomie.

Intégrale,  parce que son projet est de construire des services et outils communs pour subvenir à tous les besoins fondamentaux.

Toulousaine, parce qu’elle  déploie son activité sur Toulouse et ses alentours dans le souci de  favoriser une autonomie locale et de se réapproprier les ressources  locales.

Mais encore

La Coopération Intégrale  Toulousaine s’organise pour une transformation sociale depuis le bas,  par l’autogestion, l’auto-organisation et la mise en réseau des  alternatives.

Elle est le résultat de la mise en réseau des  alternatives, des idées, des personnes de la région Toulousaine ayant le  désir de s’organiser afin de créer une société plus juste et solidaire.  C’est un espace autogéré, qui permet à tous une grande liberté  d’action, et surtout de création. Il donne la possibilité aux  associations, personnes, organisations partageant les même valeurs de  s’associer dans un projet , tout en poursuivant leurs activités.

Son  but est de faciliter l’autogestion de nos vies, en fournissant aux  réseaux locaux des mécanismes et des outils qui permettent le  développement stable de projets sociaux autogérés.

De nombreux  ÉcoRéseaux et CI se sont développés ces dernières années en France et en  Europe, des rencontres internationales sont maintenant organisées afin  de pouvoir se rassembler et échanger sur nos expériences.

Historique

L’idée  d’une coopérative intégrale toulousaine s’est dessinée fin 2012, après  des rencontres avec Enric Duran, un activiste de la Xarxa per  Decreixement Catalana (le réseau catalan pour la décroissance). En  Espagne, le mouvement des EcoRéseaux Catalans a permis l’émergence d’une  structure régionale autogérée : la Coopérative Intégrale Catalane.  Cette coopérative regroupe en fait plusieurs coopératives: de  consommation, d’habitation, de production, et d’autofinancement en  réseau (banque éthique).

Les EcoRéseaux, leurs monnaies sociales,  et les interconnexions qu’ils dynamisent entre les groupes existants,  facilitent la concrétisation de projets post-capitalistes qui, jusque  là, avaient du mal à voir le jour. Le but de ces alternatives est de se  substituer progressivement au système dominant en satisfaisant depuis la  base les nécessités fondamentales des coopérateurs.

La  Coopérative Intégrale Catalane a essaimée très rapidement dans les  autres régions d’Espagne, notamment grâce au mouvement des Indignés. Ce  mouvement est arrivé jusqu’en France et en Belgique où plusieurs projets  d’EcoRéseaux et/ou de Coopératives Intégrales sont sur les rails : à  Questembert, à Nantes à Toulouse et alentours, en Dordogne, à Paris, des  groupes se constituent autour de ce concept afin de l’adapter à leur  réalité locale.

En Novembre 2015, la coopérative intégrale toulousaine change de nom (mais pas d’initiales!) pour devenir la coopération intégrale toulousaine.

Objectifs

Construire  entre les individus et les entreprises sociales, un cadre de relations  économiques coopératives et solidaires qui échappe aux règles du marché  contrôlé par l’Etat. En faire un espace pour promouvoir et généraliser  l’usage de produits écologiques locaux, de services réellement  nécessaires pour notre quotidien et créer de nouveaux projets d’auto  emploi liés à ces nécessités concrètes.

Réduire nos coûts en Euros, et favoriser l’utilisation des monnaies sociales au sein des réseaux de la CIT.

Garantir  à tou-te-s les membres l’accès aux nécessités basiques, inhérentes à la  vie, quelle que soit sa condition sociale (santé, éducation,  alimentation, énergie …). • L’ accès, pour ses membres, à l’autonomie  alimentaire et énergétique.

Favoriser l’émancipation  individuelle et collective en facilitant l’accès aux savoirs et à l’auto  formation, ainsi qu’en suivant un travail constant visant à être  vigilant-e-s aux rapports sociaux de domination entretenus entre ses  membres.

Favoriser la mise en réseau des initiatives post-capitalistes sur un territoire donné (un réseau de réseaux)

Fonctionnement

Agora

Nous nous réunissons chaque dernier samedi du mois pour une Agora  libre et ouverte à tous. L’Agora est un espace d’accueil, de création  et de rencontre et de coordination entre les groupes et les personnes.  Sa volonté démocratique implique la prise en compte de la voix de  chacunE et nécessite donc une écoute attentive et bienveillante de la  part de touTEs. Il s’agit d’y impulser des initiatives, de présenter les  différents groupes de travail, d’accueillir les nouvelles personnes et  d’y énoncer des besoins et problématiques afin d’y répondre grâce à  l’intelligence collective. Afin de respecter le principe de subsidiarité  qui veut que la responsabilité d’une activité soit allouée à la plus  petite entité capable de résoudre la question d’elle même, les prises de  décision sont décentralisées, ce qui signifie que chaque groupe  d’action autonome peut tenir une assemblée indépendante et prendre ses  propres décisions, sans le concours de l’Agora. Néanmoins, l’Agora  exerce de fait une fonction de coordination qui implique la passation  d’accords de principe concernant le développement et l’orientation  politique de la CIT. Par ailleurs, les questions relatives aux  ressources que les groupes souhaitent mettre en commun et qui  nécessitent une couverture juridique sont débattues et résolues au sein  d’instances chargées de gérer les ressources mutualisées.

L’établissement  d’un rapport de confiance réciproque et de solidarité entre ses membres  est une des bases de la CI. Les groupes de travail de la CIT sont  libres et ouverts, rendant accessibles à tous leurs lieux et dates de  réunion, ainsi que l’avancement de leurs travaux via Ecoxarxes. L’ordre  du jour est élaboré à l’avance (idéalement 7 jours avant l’Agora afin  que touTEs puissent en prendre connaissance) au sein de la réunion de  préparation de l’Agora qui est ouverte à touTEs. Même si vous ne pouvez  pas assister à cette réunion il est possible d’ajouter des points à  l’ODJ via la plateforme EcoXarxes (Groupe Assemblée Virtuelle) jusqu’à 7  jours avant l’Agora (date de la réunion de préparation).

Les outils de prise de décision

Le consensus

Le  processus de prise de décision par consensus est une méthode permettant  de prendre une décision qui inclue l’opinion de tous les membres d’un  groupe. Avec cette méthode, il est impossible d’entériner une décision  qui n’aurait pas l’accord de tous et toutes.

Pour travailler en  «consensus», il faut que le groupe ait un objectif commun et la volonté  de travailler ensemble à résoudre les problèmes au fur et à mesure. Cela  sous entend une participation active de tous les membres du groupe à la  discussion. Un veto pourra être exprimé lorsqu’une décision est  totalement rejetée par un membre du groupe (le veto revient à dire : «je  ne peux pas vivre avec cette décision » et doit être accompagné d’une  proposition plus adaptée). En ce cas, la discussion est reportée et  nécessitera des outils de discussion affinés tel que le débat en étoile  où les propositions de décisions sont d’abord débattues en petit groupe.

Au  sein de l’association, le consensus est utilisé pour les prises de  décision fondamentales et «graves» (telle que l’exclusion d’une  personne).

Le consentement

Nous distinguons par ailleurs  le consensus du «consentement». Plus généralement utilisé, le  consentement est plus adapté à des grands groupes. Le consentement peut  être traduit par «personne ne dit non». Le consentement est évidemment  basé sur une forme de confiance dans le groupe. En effet, bien que  n’étant pas en totale adéquation avec la proposition de décision, un  membre peut se ranger à l’avis du groupe.

Le consentement fait  partie intégrante du processus de décision au consensus. Il est utilisé  au sein de l’association pour des décisions relevant plutôt des organes  exécutifs. Il permet de ne pas bloquer l’action mais demande, tout  autant que le consensus, de prendre en compte les opinions de chaque  membre du groupe. Il demande, de la part de chaque membre, d’être le  plus clair possible quand à son sentiment sur la prise décision en cours  (suis-je complètement d’accord, en léger désaccord mais pas opposé, en  total désaccord…).

L’ordre du jour

Il est le fil  conducteur de l’assemblée. Il garantie la réalisation des tâches dans un  espace-temps donné. Il est élaboré au sein de la réunion de préparation  de l’AG qui est souveraine et ouverte à tou-te-s.

Liste de parole double

Il  s’agit d’une liste dans laquelle le moderat-rice-eur inscrit les  personnes ayant levé la main pour prendre la parole. Elle est double  parce qu’elle donne la priorité aux personnes ayant pas ou moins parlé.

Les gestes

Il  existe différents gestes qui peuvent être utilisés lors de la  discussion qui permettent que la prise de parole se fasse par une seule  personne à la fois. De tels gestes permettent d’exprimer des ressentis  ou des positions sans interrompre la personne qui parle. Il s’agit de  codes communs qui pour une discussion d’avantage bienveillante.  hyperlien documentation (outils décisionnaires pour une réelle  démocratie).

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